La route des mille kasbahs en 8 jours
Gorges, vallée du Drâa & Erg Chigaga- À partir de
- 1 890 €
- Durée
- 8 jours / 7 nuits
- Groupe
- Privé · 2 à 6 voyageurs
- Itinéraire
- Marrakech → Marrakech
01 / À propos du voyage
Quatre cents kilomètres de vallées où chaque village a bâti sa forteresse en terre, puis les dunes.
On appelle « route des mille kasbahs » les quatre cents kilomètres de vallées entre Ouarzazate et Zagora, où chaque village a bâti son grenier fortifié en terre crue. Ce circuit les suit dans l’ordre, ne repasse jamais deux fois par la même route, et finit dans les dunes.
La boucle du sud en huit jours et en 4×4 privé : le Tizi n’Tichka, les kasbahs de terre du Dadès et du Todgha, la palmeraie du Drâa, une nuit dans l’Erg Chigaga et le retour par Aït Ben Haddou.
Ce qui est compris
- Transferts aéroport et 4×4 privé climatisé avec chauffeur pendant les 8 jours
- 7 nuits : riads, hôtel à Ouarzazate, maison d’hôtes, hôtel-kasbah et Camp Chigaga
- 7 petits-déjeuners et 7 dîners
- Balade à dos de chameau au lever du jour dans l’Erg Chigaga
- Soirée musicale au camp
- Guide officiel pour la demi-journée dans la médina de Marrakech
- Guide du village pour la visite du ksar d’Aït Ben Haddou
- Entrées à la kasbah de Télouet, à la kasbah d’Amerhidil et à la bibliothèque de Tamegroute
- Hammam et massage à Marrakech le jour 7
- Eau minérale à volonté dans le véhicule
Les moments qui restent
01Se tenir sous les plafonds de cèdre peint de la kasbah de Télouet, à moitié effondrée et presque toujours vide.
02Rouler jusqu’aux lacets des gorges du Dadès et marcher à plat dans le Todgha, deux jours de suite.
03Dormir une nuit dans l’Erg Chigaga, à deux heures de piste après le dernier goudron à M’hamid.
04Monter dans le ksar d’Aït Ben Haddou au petit matin sur le chemin du retour, avant le premier car de onze heures.
02 / Votre itinéraire
Votre itinéraire
8 jours / 7 nuitsMarrakech → Marrakech · Facile · marches courtes, 3 à 5 h de route par jour
Nous vous attendons à la sortie de l’aéroport et vous conduisons à votre riad, dans la médina. Le chauffeur qui vous accueille est celui qui restera avec vous les huit jours ; c’est volontaire, et cela change beaucoup de choses au cinquième, quand vous n’avez plus besoin d’expliquer ce que vous voulez. Le reste de la journée est à vous. Si vous atterrissez avant midi, la terrasse du riad et deux heures de sieste sont un meilleur investissement que les souks — vous les verrez au jour 8, avec un guide, et en sachant où vous mettez les pieds. Dîner au riad, et couchez-vous tôt : demain commence par cinq heures de route et un col à 2 260 mètres.

Départ vers huit heures pour le Tizi n’Tichka : 2 260 mètres, deux heures de lacets, et un col qui vous fait changer de pays. Le versant nord est vert, le versant sud est rouge et nu, et la bascule se fait en trois virages. Vingt kilomètres après le sommet, une route secondaire mène à Télouet. La kasbah des Glaoui y tombe en ruine depuis 1956, sauf trois salles de réception aux plafonds de cèdre peint et aux zelliges intacts : on passe d’un couloir effondré à une pièce qui semble avoir été quittée la veille. C’est un endroit à moitié écroulé, presque toujours vide, et c’est la meilleure heure de la journée. Nous redescendons ensuite par la vallée de l’Ounila et arrivons à Ouarzazate en fin d’après-midi, hôtel avec piscine.

C’est la journée qui donne son nom au circuit. La route file vers l’est par Skoura, où la kasbah d’Amerhidil se visite encore au milieu de la palmeraie — c’est elle qui figure sur le billet de cinquante dirhams, sortez-en un pour comparer. Puis Kelaat M’Gouna et la vallée des Roses, dont les champs ne sentent quelque chose qu’en mai, et nous ne prétendrons pas le contraire en octobre. On remonte les gorges du Dadès jusqu’aux lacets de Tissdrine, un enchaînement d’épingles que l’on regarde d’en haut depuis le café, on redescend, et l’on bascule vers le Todgha. Il y a du monde au fond des gorges en milieu de journée ; nous y sommes vers dix-sept heures, quand les cars sont repartis et que la paroi passe à l’orange.

Nous contournons le Jbel Saghro par le sud, sur une route que presque personne ne prend : Alnif, des plateaux de pierre noire où l’horizon ne bouge pas pendant une heure, puis Nkob et ses quarante-cinq kasbahs alignées au-dessus de la palmeraie. Le village en revendique le plus grand nombre du Maroc, et on veut bien le croire en les comptant depuis la terrasse d’un café. Déjeuner là. L’après-midi, la vallée du Drâa s’ouvre à Agdz et ne se referme plus : cent cinquante kilomètres de palmiers presque ininterrompus jusqu’à Zagora, avec des ksour en pisé posés tous les quelques kilomètres et des enfants qui font signe depuis le bord des canaux. Cinq heures de route, la plus longue journée au volant avant le désert.

Courte étape de goudron, longue étape de piste. Arrêt à Tamegroute pour la bibliothèque coranique — quelques milliers de manuscrits, dont certains du XIIIe siècle, dans deux salles minuscules — et pour les potiers, qui tirent leur vert particulier d’un oxyde de manganèse cuit dans des fours à palmes. À M’hamid, le goudron s’arrête pour de bon : deux heures de piste, du reg caillouteux puis du sable, jusqu’à l’Erg Chigaga. Quarante kilomètres de dunes montant à trois cents mètres, sans route qui y mène et donc sans les quads de Merzouga. Coucher de soleil sur la crête, puis dîner au Camp Chigaga : couscous, tagine ou grillades selon votre choix, avec salade et thé à la menthe, et les musiciens autour du feu. Le ciel d’ici est la vraie raison de faire les deux heures de piste.

Une heure de chameau au lever du jour, avant que le sable ne chauffe. Une heure suffit, et personne n’a jamais regretté qu’on n’en ait pas prévu trois. Petit-déjeuner au camp, puis la piste nord vers Foum Zguid, qui traverse le lac asséché d’Iriqui : quarante minutes à plat, sans un repère — ni arbre, ni relief, ni trace —, et c’est la partie du voyage dont les gens reparlent le plus. Arrêt à Taznakht chez les tisserandes ouaouzguite, où l’on peut regarder un tapis se faire sans rien acheter. Puis Aït Ben Haddou en fin de journée, hôtel face au ksar. C’est la journée la plus longue du circuit, environ sept heures entre route et piste, et nous préférons le dire avant que vous ne réserviez plutôt qu’au petit-déjeuner.

Le ksar se visite à huit heures ou pas du tout : c’est le seul créneau où l’on monte au grenier fortifié sans croiser un groupe, et la lumière rasante sur la terre rouge fait le reste. Un guide du village nous ouvre deux maisons encore habitées — cinq familles vivent toujours à l’intérieur des murs, contre une centaine il y a soixante ans, et il vous expliquera pourquoi les autres sont parties de l’autre côté de la rivière. Retour à Marrakech par le Tichka dans l’après-midi, avec un arrêt déjeuner en montagne et, une dernière fois, ce basculement de couleur — dans l’autre sens. Hammam et massage en arrivant, puis dîner dans la médina.

Une demi-journée avec un guide officiel de la ville : la Koutoubia, la médersa Ben Youssef et ses cours de zellige, le souk des teinturiers et celui des ferronniers, puis Jemaa el-Fna. Après une semaine de kasbahs, la médina se lit autrement — ce sont les mêmes murs de pisé, en dix fois plus riches, et vous reconnaîtrez les motifs vus à Télouet le deuxième jour. Transfert privé à l’aéroport à l’heure de votre vol, pas à l’heure du check-out : le riad garde vos bagages entre les deux, et vous pouvez repasser vous rafraîchir avant de partir.
03 / Où vous dormirez
Six nuits en dur, une nuit dans les dunes
Six nuits sur sept sont des maisons : riad dans la médina à Marrakech, hôtel avec piscine à Ouarzazate, riad face à la palmeraie à Tinghir, maison d’hôtes à Zagora, hôtel-kasbah devant le ksar à Aït Ben Haddou. Toutes ont l’eau chaude, le wifi et la climatisation, sauf Tinghir, où des murs de terre d’un mètre s’en chargent. La septième nuit est sous tente, dans l’Erg Chigaga : lit avec draps, couvertures de laine, salle de bains privée et douche chaude sous la toile. Ce n’est pas du camping, mais ce n’est pas non plus un hôtel, et le générateur s’arrête vers minuit.

04 / La route, en un regard
La route, en un regard
Les étapes sont indicatives et s’adaptent à votre rythme.
Marrakech → Marrakech
05 / Avant de partir
Avant de partir
- Chaque jour est une journée de route, mais aucune ne dépasse six heures, et la route est le sujet : vous voyez les vallées depuis la voiture, puis vous y entrez à pied.
- Une nuit dans l’Erg Chigaga, à deux heures de piste de M’hamid, sous une tente. De décembre à février, les nuits sont froides dans les dunes ; le reste de l’année, c’est le problème inverse.
- De septembre à mai, c’est la saison. En juillet et en août, les vallées sont chaudes mais supportables ; l’erg ne l’est pas.
- Aït Ben Haddou et Télouet, ce sont des marches et un sol irrégulier. Rien de long, mais des chaussures fermées plutôt que des sandales.
- Au Maroc, on laisse un pourboire. Votre chauffeur, le guide du village et l’équipe du camp s’y attendent ; nous vous indiquons les usages avant le départ.
Ce qui n’est pas compris
- Vols internationaux
- Les déjeuners (comptez 80 à 150 dirhams par personne) et toutes les boissons
- Assurance voyage et rapatriement
- Pourboires au chauffeur et aux guides
- Dépenses personnelles, tapis de Taznakht et poteries de Tamegroute
Pour préparer ce voyage
Erg Chebbi ou Erg Chigaga : quel désert choisir ?Désert marocain : que mettre dans sa valise ?Découvrir le Maroc en 6, 8 ou 10 jours : quel rythme choisir ?Vos questions
Combien de route y a-t-il vraiment chaque jour ?
Entre trois et cinq heures les jours 2, 3, 4, 5 et 7, arrêts compris. Le jour 6, entre l’Erg Chigaga et Aït Ben Haddou, il faut compter environ sept heures dont quatre-vingt-dix kilomètres de piste. C’est le prix à payer pour boucler le sud sans revenir sur ses pas, et c’est la journée dont il faut avoir conscience avant de réserver. Si elle vous inquiète, nous la coupons par une nuit à Foum Zguid et le voyage passe à neuf jours.
Pourquoi l’Erg Chigaga plutôt que Merzouga ?
Parce qu’il ferme la boucle : on entre dans l’erg par Zagora et on en ressort par Foum Zguid, sans jamais refaire la même route. Merzouga imposerait un aller-retour par la vallée du Ziz, et une route goudronnée arrive au pied des dunes, avec les quads, les groupes et une trentaine de camps qui vont avec. L’Erg Chigaga est plus long, plus vide, et se mérite par deux heures de piste. Si vous tenez à Merzouga, dites-le : nous réécrivons les jours 4 et 5.
Quelle est la meilleure période pour la route des kasbahs ?
Octobre-novembre et mars-avril sont les deux meilleures fenêtres : 22 à 28 °C dans les vallées, des nuits fraîches dans le désert, et les gorges sans la foule d’été. En mai, la vallée des Roses est en fleur pendant environ deux semaines et cela vaut la peine d’en tenir compte. De décembre à février, les journées sont belles mais les nuits approchent zéro à l’Erg Chigaga : prévoyez un vrai pull. En juillet et août, Zagora dépasse régulièrement 45 °C — nous partons alors très tôt le matin, ou nous vous conseillons une autre saison.
Le circuit convient-il à des enfants ?
Oui, à partir de six ou sept ans, et c’est l’un des circuits que nous vendons le plus aux familles. Le 4×4 est privé, donc on s’arrête quand un enfant en a besoin, et les gorges, les chameaux et la nuit au camp fonctionnent très bien à cet âge. Le jour 6 est la seule vraie difficulté : pour les familles, nous le coupons souvent en deux avec une nuit supplémentaire. Rehausseurs fournis sur demande, à préciser dans votre message.
Comment est le camp dans l’Erg Chigaga ?
C’est un camp permanent, pas un bivouac monté pour la nuit : tente en toile de laine, lit double avec draps, couvertures, tapis au sol, et une salle de bains privée derrière une cloison, avec douche chaude et toilettes. L’électricité vient d’un générateur qui s’arrête vers minuit — prévoyez une lampe frontale et chargez votre téléphone avant. Il n’y a pas de wifi et le réseau va et vient. Une seule nuit sur sept, mais c’est celle dont on se souvient.
Le prix baisse-t-il si nous sommes plus nombreux ?
Oui. Le tarif de 1 890 € s’entend par personne pour deux à quatre voyageurs. À cinq ou six, il descend à 1 590 € par personne : le 4×4 et les guides sont les mêmes, ils se partagent simplement. Au-delà de six, nous passons à deux véhicules et nous rechiffrons, ce qui revient en général un peu moins cher encore par personne. Dites-nous combien vous êtes dans votre demande.
Que mange-t-on au camp ?
Vous choisissez : couscous, tagine ou grillades. C’est servi avec une salade marocaine et du thé à la menthe. La cuisine du camp est petite et prépare à la commande, alors dites-nous à la réservation si l’un de vous est végétarien ou évite quelque chose — cela se règle en une phrase.
Est-ce le même chauffeur pendant tout le voyage ?
Oui. La personne qui vous accueille le premier jour reste avec vous jusqu’à la dernière dépose — même chauffeur-guide, même véhicule. Cela ressemble à un détail jusqu’au troisième jour, quand vous n’avez plus besoin d’expliquer que vous préférez vous arrêter pour un café plutôt que pour une photo.
Que finance ce voyage sur place ?
Nous reversons dix pour cent de ce que nous gagnons à de petites coopératives des régions que nous traversons, pour les aider à développer leur activité. Ce n’est pas une ligne ajoutée à votre facture : cela sort de notre part.
Votre voyage commence ici
Parlons de votre voyage.
Vos dates, vos envies, votre rythme. Dites-nous ce qui compte pour vous : notre équipe vous répond avec une proposition personnelle.
Ou écrivez-nouscontact@kasbahroutes.com

